mardi 22 février 2011

Les entreprises chinoises en Pologne

La voie est libre pour les routes chinoises

2 décembre 2010 RESPEKT PRAGUE
© Matěj Stránský/Respekt

L’arrivée des entreprises chinoises a bouleversé le marché de la construction en Pologne et suscite l’intérêt du voisin tchèque. Leur secret : prix cassés, ponctualité et intégration de la main-d’œuvre locale... et soutien du gouvernement de Pékin.

L’air songeur, un groupe d’hommes sort en silence de la villa et s’engouffre dans la voiture qui les attend. Avant de claquer la portière, l’un d’entre eux lâche dans un anglais parfait : "Ce n’est pas possible. Vous devez téléphoner pour prendre rendez-vous". Puis, la voiture disparaît dans le dédale de rues d’un quartier résidentiel.

Sur la porte de la villa, il n’y a ni plaque, ni sonnette, mais tout indique que nous sommes à la bonne adresse. Selon le site officiel de COVEC (China Overseas Engeneering Group), c’est de cette maison située dans la banlieue de Varsovie qu’est aujourd’hui dirigée l’expansion — planifiée de longue date — de Pékin en Europe. Après avoir remporté l’appel d’offres pour la construction de l’autoroute A2 en Pologne, COVEC a fait savoir qu’elle était intéressée par des projets semblables dans d’autres pays européens, y compris en République tchèque.

"Nous ne savons pas grand-chose d’eux. Pour l’instant, ils ne sont pas encore très nombreux", affirme Martin Hadaj, porte-parole de la Direction générale polonaise des autoroutes, en haussant les épaules : "en fait, je ne peux même pas vous dire encore s’ils viendront, et dans le cas où ils venaient, combien ils seraient et s’ils apporteraient avec eux des machines". Et il ajoute, en dépliant sur une grande table des cartes multicolores de la Pologne : "Nous avons besoin de centaines de kilomètres de nouvelles routes et le temps nous est compté".

De 40 à 900 km d'autoroutes polonaises d'ici 2013

Si le temps presse, c’est parce que la Pologne est co-organisatrice, avec l’Ukraine, de la prochaine Coupe d’Europe de football, en 2012. Une occasion unique, pour ce pays de quarante millions d’habitants, de montrer au monde les immenses progrès qu’il a su accomplir au cours de ces dernières années. La Pologne fait partie des rares pays de l’Union européenne qui, avec la crise économique, n’ont connu ni récession ni déficit budgétaire important. Quant à la bourse de Varsovie, elle est devenue, après quelques hésitations des investisseurs, une des places financières d’Europe les plus recherchées pour sa stabilité.

Alors qu’au moment de son entrée dans l’Union européenne, la Pologne ne possédait environ que 40 km d’autoroutes, elle devrait, d’ici 2013, en compter 900. Le gouvernement polonais envisage par ailleurs de construire plus de 4 000 km de nouvelles autoroutes et voies rapides et de moderniser 2 000 km de tronçons déjà construits.

C’est dans ce contexte d’appels d’offres en série que COVEC est entrée en jeu, mi-2009. Il s’agit d’une des plus grandes entreprises asiatiques, un véritable moteur pour l’expansion du BTP chinois dans les pays voisins. "Son offre était de 40% en dessous des estimations, loin devant la concurrence", explique Martin Hadaj.

Un moyen d'échapper à la corruption endémique

Rien sur le chantier ne trahit la présence de COVEC, contrairement à ce que l’on peut voir aux alentours, où des drapeaux arborent les logos des entreprises : ici, les bulldozers jaunes sont bien polonais, tout comme les logos des sous-traitants. "Il n’y a aucun engin de chantier, ni aucun ouvrier chinois. Les habitants de la région avaient beaucoup de craintes à ce sujet", fait observer Pavel Osovski, un consultant de Varsovie qui collabore avec l’entreprise chinoise. Selon lui, les ingénieurs chinois ne viennent sur le site polonais que de temps en temps pour contrôler le travail.

Aujourd’hui, lorsque les experts polonais parlent de l’arrivée des Chinois sur le marché polonais, ils disent qu’elle a avant tout agi comme un catalyseur et qu’elle a accéléré le processus de réforme du système des appels d’offres. "Avant, il n’y avait qu’une vingtaine d’acteurs sur le marché polonais du BTP. Ils sont aujourd’hui 200", affirme Martin Hadaj, tout en faisant valoir que, grâce à ce système, le coût de construction d’un kilomètre d’autoroute a baissé d’un tiers en quelques années.

La perspective de l’arrivée des entreprises de BTP chinoises sur le marché suscite des remous à Prague où la venue des Chinois est plutôt bien perçue au sein du monde politique. Vít Bárta, le ministre tchèque des Transports, estime par exemple que le cas polonais – même si les résultats sont encore loin d’être entièrement connus – peut être une source d’inspiration. L’appel à des entreprises chinoises offre en effet une chance d’échapper à la malédiction de la corruption endémique qui entoure la construction des autoroutes en République tchèque.

L’entrée des Chinois sur le marché du BTP comporte toutefois des risques. Les faibles prix pratiqués par les entreprises chinoises s’expliquent notamment par le soutien financier — et politique — qu’elles reçoivent de Pékin. Les autorités chinoises contrôlent en effet l’ensemble des entreprises du secteur et souhaitent étendre le plus possible leur expansion en Europe.

mardi 1 février 2011

L'Egypte aujourd'hui

http://cartoons.courrierinternational.com/galerie/2011/01/31/l-egypte-sur-la-voie-tunisienne

des dessins piquants à consulter d'urgence!

Plus d'un million de personnes ont manifesté en Egypte
Selon un bilan des forces de l'ordre, les rassemblements appelant au départ de Hosni Moubarak ont réuni au moins un million de personnes dans toute l'Egypte. Le président doit s'exprimer ce soir, dans un discours retransmis à la télévision. (AFP.)

L'Egypte, l'autre pays des centres d'appel

LEMONDE.FR | 28.01.11 | 17h47 • Mis à jour le 28.01.11 | 19h49

Conséquence du blocage quasi total d'Internet mis en place par l'Egypte dans la nuit de jeudi à vendredi, plusieurs entreprises importantes font face, vendredi, à d'importantes difficultés dans leurs services clients. L'Egypte accueille en effet de nombreux centres d'appel, injoignables depuis la coupure des moyens de communication, qui a mis leurs employés au chômage technique.

Ces dernières années, de nombreuses entreprises, notamment dans le secteur de l'informatique et des nouvelles technologies de la communication, ont en effet délocalisé ou sous-traité leurs centres d'appel en Egypte. Du point de vue des entreprises, le pays dispose de nombreux avantages : une population jeune et nombreuse, parlant à la fois arabe et anglais, des salaires bas, et des infrastructures techniques puissantes, grâce notamment à la présence dans le pays de plusieurs câbles à très hauts débits. Une étude de marché du département du commerce américain note également que le pays jouit d'une "stabilité politique"et que le "gouvernement soutient fortement le secteur (des centres d'appel)".

Plusieurs géants de l'informatique ont donc installé des centres d'appel dans le pays, notamment au Caire : Microsoft, Oracle, Alcatel ou Vodafone, y sont par exemple présents. Du côté des entreprises françaises, Orange a installé en Egypte un centre dédié à son service clients pour les entreprises. "La situation est d'autant plus problématique qu'un autre centre important, situé en Inde, a été touché par un tremblement de terre il y a peu. Mais c'est une conséquence prévisible de la mondialisation : lorsque les entreprises délocalisent à l'étranger, cela se fait aussi tôt ou tard aux dépens de la qualité du service", juge Sébastien Crozier, responsable syndical CFE-CGC UNSA chez Orange.

Si l'Egypte reste encore loin de l'Inde, qui détient 60 % du marché des centres d'appel anglophones, le gouvernement égyptien avait noué des liens avec le géant asiatique, avec un programme de délocalisation vers l'Egypte de certains services assurés en Inde.

Ironiquement, la "stabilité politique" – un euphémisme désignant parfois les régimes autoritaires dans les rapports officiels – vantée par le département du commerce américain est donc à l'origine d'importants dysfonctionnements pour les entreprises qui ont externalisé des services en Egypte. En Tunisie, où de nombreuses entreprises françaises ont installé des centres d'appel, le fonctionnement normal a globalement repris, mais l'avenir des entreprises et de leurs salariés reste très incertain.

Le Monde.fr

la présidence hongroise


03.01.2011

"La présidence de l'UE, c'est où ?" Sur la peau de bête : Hongrie. Sur la femme traînée par les cheveux : liberté de la presse.

Une présidence hongroise peu ragoûtante

Le 1er janvier est entrée en vigueur en Hongrie une loi sur les médias sans précédent dans l'Union européenne : elle prévoit des amendes pouvant aller jusqu'à 730 000 euros pour les chaînes de radiotélévision qui porteraient atteinte à l'intérêt public, l'ordre public ou la morale" ou diffuseraient des "informations partiales", sans que pour autant ces concepts soient clairement définis. La Commission européenne a exprimé ses "doutes" à propos de cette nouvelle législation, qui entre en application à un moment particulièrement inopportun : depuis le 1er janvier, la Hongrie occupe la présidence tournante de l'UE.

Dessin de Horsch

le G 2


20.01.2011

"Pourrions-nous, juste un instant, parler des prisonniers politiques ?"

Chine - Etats-Unis : partenaires ?

Recevant le président chinois en visite officielle à Washington, Barack Obama a assuré avoir été "très franc" pour signifier à Hu Jintao les opinions américaines "sur l'universalité de certains droits, de la liberté d'expression, de religion et d'association". Selon un responsable américain, M. Obama a parlé à son interlocuteur du cas du dissident et Prix Nobel de la paix Liu Xiaobo, dont il réclame la libération. Pour mémoire, Pékin est le premier détenteur de dettes américaines. Selon les statistiques du ministère des Finances américain, en octobre 2010, la valeur des dettes américaines détenues par la Chine s'est élevée à 906,8 milliards de dollars – soit 7,5 % de la dette totale des Etats-Unis. Les questions économiques, et en particulier la sous-évaluation du yuan, ont également été au cœur des discussions entre les deux présidents.

Dessin de Beeler paru dans The Washington Examiner

La mondialisation suite






Dialogue social: en 2006



La mondialisation

La mondialisation gagne du terrain

20.06.2006

Il est né à Hong Kong d'un père nigérian et d'une mère suédoise. Il joue en Italie avec un passeport communautaire et participe au Mondial avec les Etats-Unis car il habite à Porto Rico. C'est un véritable joueur mondialisé.

La mondialisation gagne du terrain


Dessin de Langer

décolonisation en Afrique

Chronologie de la décolonisation de l'Afrique

La Chronologie de la décolonisation de l'Afrique reprend sous forme d'un tableau la liste des pays d'Afrique par date d'indépendance. L' Éthiopie n'ayant jamais été colonisée, elle n'est pas incluse dans la liste .



PaysNom de la coloniePuissance colonialeDate d'indépendancePremier chef d'état
LibériaCommonwealth du LibériaAmerican Colonization Society26 juillet 1847Joseph Jenkins Roberts
LibyeLibyeItalie24 décembre 1951Idris al-Mahdi
ÉgypteÉgypteGrande-Bretagne1922/1936/1953n/a
SoudanSoudanGrande-Bretagne1 er janvier 1956Ismail al-Azhari
TunisieTunisieFrance20 mars 1956Muhammad al-Amin Bey
MarocMarocFrance7 avril 1956Mohammed V
GhanaCôte-de-l'OrGrande-Bretagne6 mars 1957Kwame Nkrumah
GuinéeAfrique occidentale françaiseFrance2 octobre 1958Sékou Touré
CamerounCamerounFrance , Grande-Bretagne1 janvier 1960Ahmadou Ahidjo
TogoTogoland françaisFrance27 avril 1960Sylvanus Olympio
MaliAfrique occidentale françaiseFrance22 septembre 1960Modibo Keïta
SénégalAfrique occidentale françaiseFrance4 avril 1960Léopold Sédar Senghor
MadagascarProtectorat malgacheFrance26 juin 1960Philibert Tsiranana
République démocratique du CongoCongo belgeBelgique30 juin 1960Joseph Kasa-Vubu
SomalieSomalie italienne, Somalie britanniqueItalie , Grande-Bretagne1 juillet 1960Aden Abdullah Osman Daar
BéninAfrique occidentale françaiseFrance1 août 1960Hubert Maga
NigerAfrique occidentale françaiseFrance3 août 1960Hamani Diori
Burkina FasoAfrique occidentale françaiseFrance5 août 1960Maurice Yaméogo
Côte d'IvoireCôte d'IvoireFrance7 août 1960Félix Houphouët-Boigny
TchadAfrique équatoriale françaiseFrance11 août 1960François Tombalbaye
République centrafricaineAfrique équatoriale françaiseFrance13 août 1960David Dacko
CongoAfrique équatoriale françaiseFrance15 août 1960Fulbert Youlou
GabonAfrique équatoriale françaiseFrance17 août 1960Léon Mba
NigériaNigériaGrande-Bretagne1 octobre 1960Abubakar Tafawa Balewa
MauritanieAfrique occidentale françaiseFrance28 novembre 1960Moktar Ould Daddah
Sierra LeoneSierra LeoneGrande-Bretagne27 avril 1961Milton Margai
TanzanieTanganyikaGrande-Bretagne9 décembre 1961Julius Nyerere
RwandaRuanda-UrundiBelgique1 juillet 1962Grégoire Kayibanda
BurundiRuanda-UrundiBelgique1 juillet 1962Mwambutsa IV
AlgérieAlgérieFrance5 juillet 1962Ahmed Ben BellaGuerre d'Algérie
OugandaBritish East AfricaGrande-Bretagne9 octobre 1962Milton Obote
KenyaBritish East AfricaGrande-Bretagne12 décembre 1963Jomo Kenyatta
MalawiNyasalandGrande-Bretagne6 juillet 1964Hastings Kamuzu Banda
ZambieRhodésie du nordGrande-Bretagne24 octobre 1964Kenneth Kaunda
GambieGambieGrande-Bretagne18 février 1965Dawda Kairaba Jawara
BotswanaBechuanalandGrande-Bretagne30 septembre 1966Seretse Khama
LesothoBasutolandGrande-Bretagne4 octobre 1966Leabua Jonathan
SwazilandSwazilandGrande-Bretagne6 septembre 1968Sobhuza II
Guinée équatorialeGuinée espagnoleEspagne12 octobre 1968Francisco Macías Nguema
Guinée-BissauGuinée portugaisePortugal24 septembre 1973Luís Cabral
MozambiqueAfrique orientale portugaisePortugal25 juin 1975Samora Machel
Cap-VertCap-VertPortugal5 juillet 1975Aristides Pereira
AngolaAngolaPortugal11 novembre 1975Agostinho Neto
DjiboutiTerritoire français des Afars et des IssasFrance27 juin 1977Hassan Gouled Aptidon
ZimbabweRhodésie du SudGrande-Bretagne18 avril 1980Robert Mugabe
NamibieAfrique du sud-ouestAfrique du Sud21 mars 1990Sam Nujoma
ÉrythréeÉrythréeÉthiopie24 mai 1993Issayas Afeworki
Afrique du SudAfrique du SudAfrique du Sud (apartheid )27 avril 1994Nelson Mandela
République arabe sahraouie démocratique 1Sahara espagnolEspagne27 février 1976El-Ouali Moustapha Sayed

1 L'administration coloniale espagnole sur le Sahara Occidental s'est achevée de facto quand le territoire a été partagé entre la Mauritanie et le Maroc (qui a annexé la totalité du territoire en 1979 ), rendant la déclaration d'indépendance de la République arabe sahraouie démocratique caduque (elle ne contrôle qu'une portion limitée à l'est du Mur marocain ). Puisque l'Espagne n'avait pas le droit de céder le Sahara Occidental, sous le droit international, le territoire est toujours, de jure sous administration espagnole. L'administrateur, dans les faits, reste cependant leMaroc (Voir Liste des territoires non autonomes selon l'ONU ) .